jeudi 20 septembre 2012

SUPERSTITION : Les autorités américaines démentent une épidémie de zombies





Les autorités américaines démentent une épidémie de zombies

Le Monde.fr | 02.06.2012 à 19h08 • Mis à jour le 02.06.2012 à 19h29

La récente succession de fait-divers sordides impliquant des actes de cannibalisme - l'homme qui dévorait le visage d'un sans-abri à Miamiun étudiant qui a reconnu avoir mangé le coeur de son colocataire dans le Maryland et l'étrange histoire de Luka Rocco Magnotta, qui a tué puis mangé un jeune homme avant de disparaître, a choqué l'opinion mondiale.

Mais elle a également suscité de nombreuses interrogations, plus ou moins sérieuses, dans la presse et sur le Web sur l'existence d'une épidémie qui ressemblerait à un scénario de film d'horreur. 
Contactée à ce sujet par le Huffington Post, la très sérieuse agence fédérale américaine Center for disease control and prevention (CDC) a tenu à souligner qu'elle ne connaît à ce jour "aucun virus ni maladie qui ramènerait les morts à la vie, ou qui présenterait des symptomes similaires aux zombies".
Ce démenti en bonne et due forme suffira-t-il à mettre un terme aux spéculations ? Sur Internet, le terme "zombie apocalypse" reste la troisième recherche la plus utilisée sur le moteur Google aux Etats-Unis. Certains sites, comme Gawker, ont fait une liste de tous les faits étranges ayant eu lieu en Floride et se rapprochant bizarrement des scénarios classiques dans les films de zombies. Le site de Long Island Press.com titre ironiquement : "Doit-on considérer sérieusement une Apocalypse des zombies ?"
Par le passé, le CDC avait lui-même utilisé l'univers des zombies pour une campagne de prévention. Avec, en introduction, ces quelques mots du docteur Ali Khan : "Si vous êtes, d'une manière générale, bien équipé pour faire face à une attaque massive de zombies, vous serez également préparé à affronter un cyclone, une épidémie un tremblement de terre ou une attaque terroriste. Alors s'il vous plaît, prenez un kit, organisez-vous et soyez préparés." Une manière de toucher un nouveau public, plus jeune, avait alors déclaré la direction du CDC.

SUPERSTITION : Vivre à l’ère des zombies



SHAUN OF THE DEAD – Vivre à l’ère des zombies


Cannibalisme, automutilation et démembrement : les derniers faits divers font froid dans le dos. Après l'histoire du cannibale du Miami qui a mangé le visage d'un homme encore vivant en pleine rue et celle de l'homme du New Jersey jetant des bouts de son intestin à la tête de policiers éberlués, la folie mutilatoire a même touché la France, hier, avec l'histoire de cet homme de Montauban qui aurait arraché l'oreille droite de sa victime pour la mâcher aux deux tiers.
Mais, comme le rappelait Le Monde des religions, les histoires de cannibalisme, aussi horribles soient-elles, ne sont pas nouvelles. Il y a à peine une semaine, on découvrait l'histoire de ce Chinois qui dépeçait ses victimes et vendait leur chair sur le marché en la faisant passer pour de la viande d'autruche. On pense aussi au prisonnier Nicolas Cocaign qui s'était violemment jeté sur son codétenu en juin 2010 et lui avait mangé une partie du poumon, croyant consommer son cœur. Ce qui distingue l'histoire du "Cannibale de Miami" des autres faits divers, c'est le fait qu'il ait attaqué en plein jour, dans la rue, comme le rappelle le site de France Télévisions.
"Il s'est retourné et il a grogné"
Mais le détail qui a véritablement enflammé les imaginations, ce sont les paroles d'un témoin de la scène, Larry Vega, comme l'a très justement souligné Alexandre Coste dans son article publié sur le site Marianne 2 :
"L’homme était en train de le déchirer en morceaux avec sa bouche. (…) Je lui ai dit de descendre, mais il continuait de bouffer l’autre, de lacérer sa peau. Un officier de police est arrivé et lui a dit de descendre plusieurs fois, puis a fini par grimper sur la cloison et, une fois en face de lui, a répété : 'Descendez !' Mais l’homme s’est juste retourné, avec un morceau de chair dans la bouche, et a grogné."
Une description qui, pour tous les fans de jeux vidéo élevés aux images gores, fait immanquablement penser à cette scène de Resident Evil 1 :
Et le témoin d'ajouter : "L’homme, il ressemblait à un zombie, il gouttait du sang. La chose que j’ai vu qui s’en rapprochait le plus ? The Walking Dead", la célèbre série de zombies. Ça y est, le mot est lâché : tous ces faits divers mélangeant cannibalisme, folie et fascination pour la chair humaine rentrent dans la grande tradition des films de zombies, dans lesquels des humains perdent leur conscience, contrôlés par des forces maléfiques ou autres manipulations chimiques, ou encore infectés par des spores d'une nature en pleine rébellion. Il n'en fallait pas tant pour enflammer la Toile.
En l'espace de quelques heures, le hashtag #zombiebukkake est propulsé "trending topic" sur le Twitter français et mondial, une sombre référence à une histoire de zombies gores. Dans le même temps, les médias américains s'inquiètent : la menace d'une attaque de zombies rentre-t-elle dans la sphère du réel ?
Toujours prêts
Alors que le site Gawker.com s'ingénie à faire la liste de tous les faits étranges ayant eu lieu en Floride et se rapprochant bizarrement des scénarios classiques dans les films de zombies, le site de Long Island Press.com titre ironiquement : "Doit-on considérer sérieusement une Apocalypse des zombies ?" En ligne de mire : une campagne de prévention mise en place par les centres de prévention des maladies (CDC) pour apprendre les bons gestes à adopter en cas d'invasion de zombies. Avec, en introduction, ces quelques mots du docteur Ali Khan : "Si vous êtes, d'une manière générale, bien équipé pour faire face à une attaque massive de zombies, vous serez également préparé à affronter un cyclone, une épidémie un tremblement de terre ou une attaque terroriste. Alors s'il vous plaît, prenez un kit, organisez-vous et soyez préparés." Une manière de toucher un nouveau public, plus jeune, d'après la direction du CDC.
Dans les médias français, la principale inquiétude réside dans le point commun qui relie toutes ces affaires : la prise de drogues et/ou d'alcool. Sur son site, Le Figaro s'interroge : "Des drogues peuvent-elles mener au cannibalisme ?". En filigrane, il y a cette question : y a-t-il un cannibale qui sommeille en chacun de nous et ne demande qu'à se réveiller ? Le professeur Michel Lejoyeux, spécialiste de psychiatrie et d'addictologie à l'université Paris-7, se veut rassurant : les effets hallucinogènes des drogues sont connus depuis longtemps et peuvent mener à des situations extrêmes. Dans le cas du "Cannibale de Miami", il serait plus opportun de parler de "comportement désorganisé" plutôt que de véritable cannibalisme.
Quant à savoir si une attaque de zombies est possible, Marianne 2 y répond en citant les propos de Samita Andreansky, virologue à l’université de Floride de Miami, qui s'exprimait  dans un documentaire de la chaîne National Geographic, La Vérité sur les zombies. D'après lui, une combinaison du virus de la rage avec un virus de la grippe mutée pourrait jeter les bases d’une pandémie de zombies dans le monde entier, similaire à celle entrevue dans le film à sensations 28 jours plus tard. En attendant, rendez-vous sur le site du CDC, pour apprendre en bande dessinée comment survivre à une attaque zombie. Ou compulsez méthodiquement vos vieux nanards à base de corps décomposés. Pour varier les plaisirs, la version zombie-mouton existe également : Black Sheep

FCBK et votre vie privée





Comment  F a c e b o o k  lit vos messages privés (et peut les montrer à la police)

http://cryptome.org/isp-spy/facebook-spy3.pdf

 

Tout ce que vous écrivez sur Facebook – y compris la messagerie privée – est scruté par les ordinateurs de Facebook, à la recherche d’activités criminelles.
Si un comportement suspect – pédophilie, harcèlement... – est détecté par ses algorithmes, le cas remonte à l’équipe de sécurité du réseau social. C’est seulement à cette étape que des yeux humains se posent sur des discussions privées. Le cas échéant, le géant d’Internet se met en relation avec la police.
Toutes les entreprises surveillent ce qui se trame sur leur réseau. Mais une interview accordée à Reuters par Joe Sullivan, responsable de la sécurité à Facebook, est venue donner davantage de détails sur la manière dont Facebook a automatisé le processus de détection et comment, contrairement à d’autres géants, ce dernier est entièrement internalisé.

Une détection intelligente

Facebook se concentre en priorité sur les discussions supposées à risques. Le système accorde moins d’importance aux conversations entre deux membres qui ont l’habitude de discuter ensemble. En revanche, si deux membres ne sont pas amis, ont peu d’amis en commun, discutent pour la première fois et n’habitent pas dans la même zone, Facebook surveillera de plus près leurs échanges. Evidemment, les profils des mineurs font l’objet d’une attention particulière.
Mieux : les programmes de surveillance prennent également en compte des phrases utilisées dans leur chats Facebook par des délinquants interpellés par le passé.

Un sujet délicat

Facebook est généralement très discrète sur la façon dont elle surveille ses utilisateurs. D’abord parce que l’entreprise craint qu’on lui reproche son peu de précaution vis-à-vis de la vie privée (elle en a l’habitude). L’autre raison est avancée par Reuters : avec cette technologie, Facebook ne détecte que très peu de comportements anormaux.
L’interview de Reuters ne donne pas le nombre de cas transmis par Facebook aux services de police. Elle ne mentionne qu’un seul cas où Facebook est intervenu : un homme d’une trentaine d’années qui avait donné rendez-vous à une jeune fille de 13 ans au mois de mars. Mais Reuters cite « une demi-douzaine » d’officiers « louant » la manière dont « Facebook suscite des enquêtes ».
« J’ai l’impression que pour chaque personne que nous arrêtons, dix autres passent à travers les mailles du filet », confirme à Reuters Jeffrey Duncan, de la police de Floride.
Joe Sullivan, le chef de la sécurité de Facebook, est évidemment très prudent :
« Nous n’avons jamais voulu mettre en place un environnement dans lequel nos employés ont accès à des conversations privées, c’est donc très importants que nous utilisions une technologie de détection qui a un taux de faux positifs [fausses alertes, ndlr] très bas. »
Dans sa communication officielle, Facebook ne parle pas de ce sytème : ni dans sa page destinée aux forces de l’ordre, ni dans le document confidentiel à l’intention des autorités de police et de justice, fuité fin 2011.

« La question, c’est la transparence de Facebook »

Raphaël Rault, avocat au cabinet BRM, rappelle que ce type de technologie n’est pas nouveau :
« Les CGU [conditions générales d’utilisation, ndlr] du service utilisé peuvent prévoir ce “scan” des messages, à des fins de détection des comportements violents ou contraires aux bonnes mœurs. Quand on utilise un compte Gmail par exemple, un robot scanne nos e-mails pour proposer de la publicité ciblée. »
Au niveau du droit, la détection automatique ne change pas vraiment la donne :
« Il est possible d’avoir une modération automatique, basée sur des mots-clés par exemple, qui va systématiser le contrôle. Le code pénal, qui définit le statut des correspondances privées, s’applique, mais il faut également prendre en compte les finalités d’un tel traitement.
Cela peut par exemple permettre au prestataire technique [ici, Facebook, ndlr] de ménager sa responsabilité : en France, on doit retirer un contenu manifestement illégal qui lui est signalé, y compris par un moyen automatique.
La question, c’est la transparence, savoir si Facebook a informé ses utilisateurs. »

les recruteurs et votre profil FCBK

Les recruteurs peuvent-ils évaluer la personnalité d'un candidat d'après son profil

F a c e b o o k?

  • L’Expres.be   22 févr. 2012
  • par Mylène Vandecasteele

Les recruteurs disposent maintenant d’un nouveau test « express » pour savoir si le candidat qu’ils viennent de recevoir en entretien pourra faire l’affaire : son profil Facebook. C’est ce que révèle une étude des universités de Northern Illinois, d’Evansville et d’Auburn. Les chercheurs ont sélectionné 4 professionnels et étudiants bien au fait de Facebook et leur ont demandé d’analyser les profils de 56 utilisateurs. Ils devaient lire les profils pendant environ 10 minutes, puis leur donner une note sur les 5 traits de personnalité que l’on appelle les Big Five (ouverture d’esprit, conscience professionnelle, extraversion, amabilité et névrose).
Dans une seconde étude, les chercheurs s’intéressèrent au profil Facebook comparé aux résultats scolaires, en se basant sur un large échantillon de 244 utilisateurs. Ils conclurent de même que les profils Facebook fournissaient également une bonne prédiction de ces résultats.
Faut-il revamper son profil Facebook pour augmenter ses chances d’être recruté ? Pour Don Kluemper, un des auteurs de l’étude, les sociétés ne devraient pas utiliser Facebook pour leurs recrutements, parce que les recherches qui permettraient de lier la performance au travail avec le profil Facebook sont encore très insuffisantes.
Selon lui, une photo de fête avec un verre à la main ne gâche pas nécessairement les chances d’attirer l’attention d’un éventuel recruteur, à partir du moment où elle ne montre pas le candidat terrassé par l’alcool… De même, les photos de voyages sont bénéfiques pour révéler une ouverture aux nouvelles expériences et à l’aventure, tandis qu’un grand nombre d’amis est un signe d’extraversion.


La démocratie enseignée aux militaires



La démocratie enseignée aux militaires

Trente ans après la fin de la dictature, le gouvernement Kirchner a entrepris une profonde réforme de la formation des militaires. Objectif : leur faire acquérir une mentalité plus démocratique.
27.08.2012|Janaina Figueiredo|O Globo
L'accélération des enquêtes et des procès concernant les crimes commis par les militaires pendant la dernière dictature argentine (1976-1983) est la marque la plus visible et la plus médiatique des nouvelles relations qui se sont instaurées entre la Maison rose [siège du gouvernement] et l'armée depuis que les Kirchner sont arrivés au pouvoir, en 2003. Mais ce n'est pas la seule. Parallèlement, et loin des projecteurs, le ministère de la Défense a élaboré une profonde réforme de la formation des militaires, qui commence à  entrer en application. Elle comprend la modification du corpus et de la structure des études militaires et l'intégration de nouvelles matières et concepts sur l'histoire de l'Argentine, la théorie de l'Etat et les droits de l'homme.

D'anciens prisonniers politiques et même d'anciens membres d'organisations de guérilla d'extrême gauche figurent désormais parmi les auteurs du programme des futurs militaires argentins. Les ex-ennemis d'hier deviennent désormais des objets d'étude.

Cette révolution silencieuse a été élaborée par l'ex-ministre de la Défense Nilda Garré, aujourd'hui chargé de la Sécurité publique. Dans sa jeunesse, au milieu des années 1970, elle a été la députée péroniste la plus jeune de l'histoire argentine et, sous la dictature militaire, elle militait au sein de la Jeunesse péroniste (JP). Nommée au ministère de la Défense en 2005, elle aura eu besoin de plusieurs années pour gagner le soutien et acquérir la volonté politique nécessaires pour procéder à ce changement inédit et impensable dans d'autres pays de la région, comme le Chili, où le pouvoir civil n'est jamais allé aussi loin dans la reprise en main des structures militaires.

Entrer en contact avec d'autres pensées


La réforme, à l'étude depuis plusieurs années, a finalement été approuvée l'année dernière par le successeur de Nilda Garré, Arturo Puricelli. De tendance plus conservatrice, le nouveau ministre ne bénéficiait pas des soutiens politiques suffisants pour défaire ce que son prédécesseur avait entamé. L'équipe chargée de discuter et d'élaborer les modifications a été dirigée par l'anthropologue Sabina Frederic, de l'université de Quilmes. "L'un de nos principaux objectifs est de former des militaires qui aient une mentalité démocratique et une pensée critique", explique cette dernière.

Les militaires, assure l'anthropologue, doivent cesser d'avoir un mode de réflexion binaire et "entrer en contact avec d'autres pensées qui leur permettent de raisonner sur des réalités complexes". Les contenus présentant une vision favorable du terrorisme d'Etat des années 1970 ou des politiques néolibérales ont ainsi été supprimés des programmes. Pour Sabina Frederic, il s'agit d'"une réforme intégrale", dont le but est de "renforcer la formation professionnelle des officiers" en s'inspirant de modèles comme l'Allemagne, la France, l'Espagne et les Etats-Unis. Pour Sabine Frederic et son équipe, "la pauvreté intellectuelle des militaires d'hier était un obstacle à toute réflexion critique. Il était nécessaire de rapprocher les militaires des connaissances enseignées dans les universités publiques", souligne l'anthropologue.

Cependant, sa vision ne fait pas l'unanimité auprès des enseignants de l'école militaire, par exemple de Daniel Romano, qui défend l'idée de la "préservation du profil militaire du cursus". "Nous ne pouvons pas être l'université nationale de Buenos Aires. Nombre des artisans de cette réforme estiment que tous les militaires sont antidémocratiques, ce qui est faux. Il y a de l'autoritarisme aussi dans les universités publiques", insiste Daniel Romano, qui a participé aux débats sur la réforme mais défendu une position finalement minoritaire face à celle qui avait les faveurs de la ministre Nilda Garré.

Reste que, comme le souhaitait l'équipe de Sabina Frederic, des textes d'auteurs étudiés depuis longtemps dans les universités publiques argentines ont bien été intégrés au programme militaire, tels ceux de l'intellectuelle Beatriz Sarlo et du politologue Guillermo O'Donnell [qui a beaucoup travaillé sur l'Etat autoritaire].

L'homosexualité n'est plus interdite


L'anthropologue souligne également l'importance de "promouvoir le respect des droits de l'homme, la nécessité de les protéger et de tolérer des pensées différentes". Autant dire que les gouvernements Kirchner ont ainsi interféré dans le champ des forces armées comme aucun autre gouvernement civil ne l'avait fait, dans le souci d'ouvrir l'esprit des nouveaux militaires et de les rapprocher de la vie réelle. Ils lisent désormais les ouvrages de politologues comme Pilar Calveiro, une ex-montonera [des Montoneros, guérilla péroniste] détenue pendant un an et torturée dans la tristement célèbre Escuela Superior de Mecánica de la Armada [Esma, Ecole supérieure de mécanique de la marine, l'un des plus importants centres de torture de l'armée durant la dictature], aujourd'hui reconvertie en musée consacré à la mémoire des disparus de la dictature. "D'où les bourreaux tiraient-ils leur prétention à être des dieux ?, s'interroge Pilar Calveiro dans un de ses livres. A n'en pas douter, de leur conviction d'avoir droit de vie et de mort. Car, de fait, ils avaient le pouvoir de décider de la mort de nombreux individus, quasiment de n'importe qui, dans le cadre d'une société où tous les droits avaient été supprimés."

"Tout récemment encore, les militaires étudiaient une version de l'histoire qui était précisément celle défendue par des dictateurs comme Videla. La réforme était nécessaire", défend Jorge Battaglino, professeur à l'université Torcuato Di Tella et ancien directeur du master de défense nationale. Pour lui, "l'idée est de faire en sorte que l'institution militaire soit un reflet de la société civile. Aujourd'hui, on voit également davantage de Juifs dans la carrière militaire, car il n'y a plus d'antisémitisme, ainsi que plus de femmes (13 %), et l'homosexualité n'est plus proscrite", ajoute-t-il. Deux militaires homosexuels, un lieutenant-colonel et un capitaine dont les identités n'ont toutefois pas été révélées, se sont mariés récemment à Buenos Aires après avoir obtenu l'autorisation de l'armée. [Le mariage homosexuel est légal en Argentine depuis juillet 2010.]

Dans les "lycées militaires" argentins, des établissements placés sous la tutelle des forces armées, l'enseignement de la religion a également disparu. Pour Jorge Battaglino, la réforme a été bien accueillie par la majorité des militaires, à l'exception de franges infimes qui refusent de se subordonner au gouvernement Kirchner et suivent dans l'angoisse les procès de leurs anciens confrères accusés de violations des droits de l'homme sous la dictature. Selon une source bien informée sur le climat qui règne dans les casernes argentines, ils sont nombreux à penser que "le procès des militaires ne prendra jamais fin, et que c'est une situation qui ternit l'image de tous alors que la majorité de ceux qui sont dans l'active aujourd'hui n'ont rien à voir avec ces atrocités".

Début juillet, lors de son dîner annuel avec les forces armées, l'un des rares événements où elle rencontre des officiers, la présidente Cristina Kirchner a annoncé une augmentation de 21 % des salaires des militaires. Aujourd'hui, l'Argentine consacre seulement 0,8 % de son budget à la Défense, contre 6 % à l'Education.


argent et bonheur

Il existe un salaire idéal pour le bonheur

Publié le 11 avril 2012
C’est du moins la conclusion d’une grande étude américaine.
L’argent ne fait pas le bonheur… mais quand même un peu. Selon une étude américaine conduite par l’économiste Angus Deaton et le psychologue Daniel Kahneman, recueillant les réponses de 450 000 personnes, le salaire qui permet d’accéder au bonheur est de 75 000 dollars par an. Soit environ 57 300 euros.
C’est en tout cas le montant nécessaire, pas plus pas moins, pour être heureux au jour le jour. Car les deux auteurs différencient le bonheur quotidien renouvelé et celui de long terme. Et pour ce second concept, il n’y a pas de miracles : plus on gagne d’argent, plus on est heureux. Ainsi, des personnes interrogées pour l'étude, ceux qui gagnent 160 000 dollars annuels ont fait part de plus de satisfaction dans les différents domaines de leur vie que ceux gagnant 120 000 dollars. Assez logique.
Reste que la barre des 75  000 dollars annuels est la plus importante, selon les deux auteurs : "Donner aux gens un revenu supérieur à 75 000 dollars n’influera pas beaucoup sur leur humeur quotidienne. Mais cela leur donnera le sentiment d’avoir une vie meilleure", font-ils valoir. 
L’étude ne résout pas la question de savoir si ces chiffres sont valables dans l’absolu ou relativement au coût de la vie dans une ville ou une région. Ils peuvent en tout cas faire réfléchir ceux qui gagnent plus et se plaignent, et rêver ceux qui gagnent moins.  


anniversaire : DANGER !!!

Quand anniversaire rime avec cimetière

13.06.2012|Courrier international
On risque davantage de mourir le jour de son anniversaire que lors d’une journée normale. La probabilité de passer l’arme à gauche augmente de 13,8 % le jour J, révèle une étude de l’université de Zurich. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 2 millions de personnes décédées entre 1969 et 2008. Leurs conclusions ? Le nombre d’infarctus mortels augmente de 18,6 %, celui des AVC, chez les femmes, de 21,5 % et les chutes fatales de 44 %. Bougies et affection ne sont pas toujours au rendez-vous : les suicides augmentent de 35 %. ”Etonnamment, écrivent les chercheurs dans les Annals of Epidemiology, nous avons aussi trouvé une hausse des décès par cancer.” L’augmentation observée est de 10,8 %. L’actrice Ingrid Bergman est ainsi morte d’une tumeur le 20 août 1982, jour de ses 60 ans.