mercredi 4 juillet 2012

trouvé sur un blog ; La femme est-elle une victime ?



21/06/2012

La femme est-elle une victime ?

Il existe dans notre culture une association d'idées récurrente entre la notion de violence subie et de féminité. Les victimes sont forcément des femmes et leurs bourreaux des hommes. "Le mot victime est féminin", avancent  même certain(e)s, comme si être femme vous condamnait d'avance au statut de personne exploitée, abusée, maltraitée, pigeonnée, voire annihilée.

On dit "un vagin" ou "un utérus" (au masculin) de même qu'"une bite" ou "une queue" (au féminin). Il n'y a pas de rapport entre le genre d'un mot et son sens. Que déduire du fait que le mot victime soit féminin? Rien. «Si l'on considère que toute personne qui souffre est une victime, l'extension du domaine de victimisation est sans limites.» Pour Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière (auteurs du livre Le temps des victimes), les victimes sont aussi bien mâles que femelles, mais... la doxa veut que les femmes soient bien plus souvent victimes que les hommes. «Qui ne souffre pas ? Qui n'a jamais été l'objet d'un préjudice ? Qui ne s'est jamais senti injustement traité ?  Le destin, le coup du sort, la maladie, l'accident, l'injustice, la souffrance au travail sont autant d'occasions à saisir (ou à repousser) pour se sentir victime, s'organiser (ou pas) autour de cette identité, en découvrir les avantages et les inconvénients. Certains s'y engluent, d'autres s'en sortent. Mais il existe une catégorie d'êtres humains qui seraient victimes par état, ce sont les femmes. La cause de leur victimisation tient en un mot : ce sont des hommes».

Comment comprendre que les femmes soient considérées de facon inconsciente comme des êtres voués par nature à subir et à souffrir par la faute des hommes ? Dans un livre intitulé Victimes au féminin, publié aux éditions Georg, le problème est ainsi posé : «L'association "femme-victime" s'avère être un topos de notre tradition culturelle (…) On aurait presque envie de dire que dans notre imaginaire culturel la victime est un substantif féminin.»  Pourquoi ? Se penchant tout d'abord sur l'origine du mot victime, Francesca Prescendi et Mark Kolakowski, chercheurs en histoire des religions, soulignent que victima, d'origine religieuse, désigne l'offrande sacrificielle, le don fait aux divinités en signe de remerciement (1). De ce point de vue, les victimes sont pour l'essentiel des animaux ou des humains de sexe mâle, car il semble toujours plus prestigieux d'offrir en sacrifice un être fort, un guerrier capturé ou un beau et jeune esclave. Quand, dans la mythologie greco-latine, une femme est sacrifiée, il s'agit généralement de la fille (unique) d'un roi. Sur le plan du panache, seule une princesse peut offrir l'équivalent d'un guerrier. C'est dire si le sacrifice d'une femme relève de l'exception.
Autre détail révélateur: dans l'antiquité, les victimes se doivent d'être volontaires. Le mot victime ne peut pas s'appliquer à des êtres faibles et passifs mais, au contraire, à des personnes pleinement conscientes de la valeur de leur sacrifice, qui s'avancent courageusement vers le lieu de leur exécution. Même les animaux. «Dans la conception religieuse antique, l'animal offert aux dieux doit être consentant, expliquent les deux chercheurs. Le sacrifice grec, par exemple, exige que l'animal soit au préalable aspergé d'eau: s'il secoue la tête, c'est un geste d'assentiment, donc le signe qu'il accepte d'être sacrifié. De même à Rome, si les animaux fuient après avoir été aspergés de mola salsa, ils ne peuvent plus être sacrifiés mais doivent être abattus. La complaisance de la victime est évidemment une fiction qui n'a qu'une valeur théologique: des anneaux retrouvés sur les autels révèlent que les animaux tentaient bien de s'enfuir et qu'ils étaient retenus par la force.» Mais qu'importe. Pendant des siècles, victime désigne le contraire de ce que nous appelons maintenant une victime. Dans son usage religieux, le mot victime signifie "personne qui va résolument au-devant d'une mort considérée comme une fin glorieuse". Sans pleurer, sans se débattre et sans se plaindre.
Paradoxalement, dans son usage profane, qui se popularise à partir de la Révolution francaise, le mot victime devient: "être souffrant d'un malheur subi malgré lui". Plus la société devient démocratique, plus victime désigne une personne "soumise", "contrainte" et "forcée". Cet état de passivité était, chez les antiques, considéré comme une infamie et une déchéance. Seuls les êtres inférieurs subissent. Au tournant du 18e siècle, alors que les idéaux d'égalité, de liberté et de fraternité se répandent, le mot devient à la mode (2) avant de faire son entrée dans le Code d'instruction criminelle,  en 1895, pour désigner les personnes en droit de demander réparation auprès des autorités légales, médicales, morales, etc. Victime: être qui en appelle au droit.
Dans l'antiquité, et jusqu'à l'ère féodale, il semblerait que, par opposition aux esclaves et aux serfs, les êtres libres soient tenus pour responsables de leurs malheurs. Même les catastrophes naturelles relèvent de leur responsabilité, comme l'explique Pierre Sanchez dans Victimes au féminin: «la majorité des Anciens estimait que les désastres qualifiés de "naturels" par l'homme moderne (et par quelques savants et philosophes du monde antique), étaient en réalité des avertissements ou des châtiments envoyés par les dieux: ceux qui avaient péri ou qui avaient été blessés n'étaient donc pas considérés comme des victimes innocentes qu'il fallait pleurer et secourir, mais comme des coupables qui avaient mérité leur sort».
Quid des personnes violées ? Même chose. Elles sont coupables. Plus précisément, elles sont coupables tant qu'elles restent passives et silencieuses. Dans Vie de Marius, Plutarque raconte l'anecdote suivante: un tribun militaire cherchant à abuser d'un soldat avait réussi, après l'avoir amadoué par toutes sortes de cadeaux, à le faire venir sous sa tente pendant la nuit. Mais lorsque le soldat comprit que le tribun voulait "attenter à sa pudicitia", il le tua, préférant «mettre sa vie en péril plutôt que de subir une honte.» Ciceron souligne que le soldat fut acquitté. Judith (3), de la même manière, qui s'offre à contre-coeur au chef de ses ennemis (Holopherne), lui coupe ensuite la tête pour laver son honneur… Elle n'est pas une victime. Même Lucrèce qui se suicide après avoir été violée signifie, par ce geste, qu'elle garde la main haute sur son destin. Elle se suicide pour ne pas servir de modèle négatif aux femmes. «Le châtiment qu'elle s'inflige vise à éliminer tout doute sur son comportement», explique Francesca Prescendi. On ne pourra pas dire d'elle était complice du viol puisqu'en se suicidant, transformant le violeur en assassin, elle alourdit la peine qui frappera cet homme. Vengeance indirecte, soit. Vengeance tout de même.
Jusqu'à la fin du 18e siècle, le statut de victime s'applique donc seulement aux personnes qui avancent au-devant de la mort et qui se sacrifient afin de devenir des héros ou des héroïnes. Mais, les mots changent, porteurs de sens parfois délétères… En offrant aux personnes sinistrées ou agressées le cocon rassurant d'un mot, il peut arriver qu'on leur fasse plus de mal qu'autre chose, sous prétexte de les déculpabiliser. «La victime,  ça n'existe pas, raconte Hellena, 23 ans, violée à l'âge de 15 ans. C'est à nous de décider. Je pense qu'il y a des agresseurs, des bourreaux, des violeurs, des coupables, mais pas de victime. C'est un statut qui fout la merde. Moi, c'est ce qui m'a détruit. De 15 à 20 ans je me suis considérée comme victime, car quelqu'un m'a définie comme telle. Mais c'est finalement ce qui m'a fait le plus de mal dans ma vie, car on a beau avoir mal, souffrir, tant qu'on ne se met pas dans cette position de victime on reste combatif. Victime, c'est être déresponsabilisé(e). Donc irresponsable. Le statut de victime pour moi ne sert à rien ou alors, c'est un bon prétexte pour se complaire dans son malheur et devenir faible.» Hélène suggère qu'on remplace le mot victime par celui d'innocent ou de malchanceux. «Il vaudrait mieux expliquer à la personne violée qu'elle était là au mauvais moment. Mais il n'y a pas besoin d'utiliser ce mot victime qui vous handicape…». On s'y englue, dit-elle, comme toutes ces femmes qui s'engluent dans l'idée que, étant femmes, elles sont forcément des victimes d'un système qui les opprime. Un système mis en place par les hommes, disent-elles, oubliant un peu vite que la moitié des hommes sont des femmes.
"Pour moi, le mot victime est très mal connoté puisqu'il renvoie au monde juridique, monde dans lequel il s'agit souvent de quantifier les souffrances subies par les sinistrés afin d'évaluer les torts, les dédommagement, le degrés de gravité d'un fait... choses qui n'ont aucun sens et qui enlèvent toute dignité aux sinistrés en question (qui doivent prouver qu'ils souffrent, et même parfois  se disputer la place du "plus à plaindre" comme c'était le cas pour les femmes de réconforts coréennes qui se déchiraient pour savoir laquelle remplissait les qualités de la "parfaite victime"ou de la "victime authentique" celle dont le consentement était absolument nul et donc celle dont les préjudices avaient été les plus lourd)." (Hellena).
Victimes au féminin, sous la direction de Francesca Prescendi et Agnès Nagy, éd. Georg.
Notes
1/ Le mot hostia (qui a donné "hostie") désigne aussi l'offrande rituelle, mais c'est celle qui est faite avant la bataille par exemple, afin de s'attirer la faveur des puissances occultes. Dans les textes antiques, victima va avec l'idée d'une victoire, d'un triomphe et d'une célébration, par opposition à hostia qui renvoie à l'idée d'une requête humblement adressée aux dieux, d'une supplication.

2/ On dit alors, avec délice que l'on "victime" quelqu'un, c'est à dire qu'on lui fait subir ce passage humiliant de l'état d'être humain à celui de "victime". Sade applique avec jubilation le mot "victime" aux malheureux(ses) qui sont, contre leur gré, torturé(e)s, sodomisé(e)s, fouetté(e)s, violé(e)s et pris(e)s par tous les orifices dans ses fantasmes d'apocalypse. Sous l'influence des idéaux républicains, le mot "victime", d'abord moqueur, finit par devenir compassionnel et par désigner les personnes au secours desquelles il s'agit de se porter. Dans une société ou les notions d'inférieur et de supérieur disparaissent, tout le monde peut devenir une victime. On n'est pas loin de la victimisation générale, assortie de misérabilisme, d'infantilisme et d'assistanat.
3/ Ne pas rater l'exposition d'Artemisia au Musée Maillol (jusqu'au 15 juillet), femme peintre de génie qui fut violée adolescente par son professeur de dessin, qui fut ensuite obligée de subir le calvaire d'un procès de neuf mois contre son violeur et qui ne cessa, par la suite, de se représenter dans ses tableaux nue ou habillée, sous les traits de femmes vengeresses. Dans ce tableau de Judith, il semble qu'Holopherne ait été clairement représenté sous les traits de son violeur.

musique :La théorie de l'évolution de Darwin pour expliquer le "tube parfait"

La théorie de l'évolution de Darwin pour expliquer le "tube parfait"

Le Monde.fr avec AFP | 19.06.2012 à 15h08 • Mis à jour le 19.06.2012 à 15h08

Un programme informatique, inspiré de la théorie de la sélection naturelle de Darwin couplé aux goûts musicaux d'utilisateurs d'un site internet, pourrait permettre de créer le tube parfait, selon des chercheurs dont les travaux paraissent lundi 18 juin aux Etats-Unis.

Des scientifiques de l'Imperial College de Londres pensent avoir découvert une façon de produire de la musique à partir de sons musicaux pris au hasard, allant du carillon à de simples "bips". Baptisé DarwinTunes, le programme diffuse des morceaux d'une durée de 8 secondes chacun. Pour l'expérience, ces suites de sons ont été écoutées via un site Internet par 7 000 volontaires qui les ont notées sur une échelle allant "d'insupportable" à "j'adore".

DarwinTunes a ensuite marié les dix groupes de sons les plus populaires puis mélangé des éléments musicaux entre eux pour créer vingt nouveaux morceaux. Le résultat montre que les morceaux les plus populaires ainsi créés sont formés d'un grand nombre d'accords et de rythmes présents dans les chansons modernes.
"LE CHOIX DE L'AUDITEUR"
Cela pourrait expliquer pourquoi la musique populaire évolue constamment et pourquoi les productions traditionnelles peuvent persister pendant des siècles voire des millénaires, selon les auteurs de cette étude publiée dans les Annales de l'académie américaine des sciences (PNAS) datées du 18 au 22 juin.
Armand Leroi, professeur de biologie à l'Imperial College de Londres, et co-auteur de ces travaux, note que "tout le monde pense que la musique est le produit de traditions musicales créées par des compositeurs de génie". Mais "ce qui paraît être le vrai moteur de l'évolution de la musique populaire pourrait être le choix de l'auditeur".
"Chaque fois que quelqu'un télécharge un morceau de musique plutôt qu'un autre, il fait un choix" ce qui, selon M. Leroi, est en soi "un acte créatif". "Après tout, c'est ainsi que la sélection naturelle crée toutes formes de vie sur Terre et si la sélection peut être créatrice de vie, ce processus devrait pouvoir sélectionner des airs de musique pop", dit-il.


Un cimetière de marsupiaux géants découvert en Australie

 « HOUBA HOUBA » : Un cimetière de marsupiaux géants découvert en Australie

Le Monde Blogs

Des scientifiques australiens ont annoncé jeudi la découverte d'un "cimetière" de wombats géants, appelés diprotodons. Le site pourrait fournir de précieuses indications sur l'extinction de ces plus grands marsupiaux à avoir jamais vécu sur Terre.
Le "cimetière", situé dans une zone reculée de l'Etat du Queensland dans l'est de l'Australie, contient une vingtaine de squelettes dont un specimen particulièrement imposant, avec une machoire longue de 70 cm. Le squelette de ce specimen, baptisé Kenny par les scientifiques, est un des mieux préservés du site, a indiqué Scott Hocknull, du musée du Queensland à Brisbane, et chef de l'équipe.
Selon le scientifique, le site contient la plus grande concentration de fossiles de ces animaux jamais découverte en Australie et pourrait fournir des informations sur le mode de vie, et surtout la fin des diprotodons. "Quand nous avons commencé à fouiller, j'ai été complètement renversé par la concentration des fragments" découverts, s'est enthousiasmé Scott Hocknull, qui estime que le site a entre 100 et 200 000 ans. "C'est une mine d'or pour les paléontologistes, on peut vraiment voir ce que ces animaux de la mégafaune faisaient, comment ils vivaient, a-t-il ajouté. Avec autant de fossiles, on a une occasion unique de voir ces animaux dans leur environnement. On peut en quelque sorte le reconstruire".
UN VARAN DE 6 MÈTRES
D'un poids de 2,8 tonnes, le diprotodon est le plus grand marsupial à avoir vécu sur Terre, pendant une période allant de deux millions d'années jusqu'à il y a 50 000 ans. Il s'est éteint au moment où les premières tribus indigènes sont apparues. Les facteurs humains ou climatiques sont des causes possibles à sa disparition, mais rien n'a été établi.
Outre les wambats géants, les paléontologues ont dégagé quantité d'autres ossements, dont les dents d'un varan géant long de six mètres, appelé megalania, ainsi que les dents et des plaques osseuses appartenant à un énorme crocodile de cette époque. "Nous sommes à peu près certains que les carcasses de ces diprotodons ont été déchiquetées par les crocodiles et les lézards car nous avons trouvé des dents de ces deux espèces avec les squelettes" des wombats géants, a précisé Scott Hocknull.


Pourquoi Facebook et Google devraient avoir complètement disparu d’ici 5 ans


Pourquoi Facebook et Google devraient avoir complètement disparu d’ici 5 ans

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La lecture de la semaine est un post de blog hébergé sur le site de Forbes, blog tenu par un certain Eric Jackson (@ericjackson), fondateur de la société de capital-risque IronFire. Le post est intitulé "Voici pourquoi Facebook et Google devraient avoir complètement disparu d'ici 5 ans". Ce qui est intéressant, c'est que ce post a été écrit fin avril, bien avant donc les déboires qui accompagnent l'introduction de Facebook au Nasdaq en début de semaine. Mais il donne des pistes pour comprendre à quel point Facebook a été survalorisé.

Eric Jackson commence par expliquer que deux théories s'affrontent pour expliquer les cycles de vie des grandes entreprises. Celle qui considère prioritairement la manière dont elles sont dirigées, la qualité des dirigeants donc, leur formation, leurs visions stratégiques, etc. et qui étudie l'effet de ces paramètres sur l'entreprise elle-même. La seconde théorie porte le nom d'"écologie entrepreneuriale" et insiste au contraire sur les effets de milieux, le moment où est née l'entreprise, dans quel contexte, reléguant au second plan les décisions des dirigeants. Eric Jackson dit avoir longtemps dédaigné cette seconde théorie, mais l'observation de l'économie numérique l'amène aujourd'hui à considérer que la viabilité d'une entreprise dépend grandement du moment et du contexte de sa naissance. Et pour lui, il y a de grandes différences entre les Babys Boomers, la génération X (celle des années 70), et celle du nouveau millénaire, ce qui donne, en termes d'économie numérique, trois périodes. Le web 1.0, celui de Netscape, Google ou Amazon. Le web 2 .0, celui de Facebook, LinkedIn ou Groupon. Et le Mobile (avec par exemple Instagram). Et chaque génération a beaucoup de mal à s'adapter aux changements apportés par la nouvelle génération. Google s'est imposé en organisant mieux le chaos du web que ne le faisaient ses concurrents, mais a du mal à s'adapter à la nouvelle manière de penser qui s'est imposée avec le web social (pour Jackson, Google +, le réseau social de Google, est une "ville fantôme"). Quant à Facebook, s'il a emporté la mise du web social, il est probable qu'il ait du mal à franchir le cap de la nouvelle génération.
Voici l'analyse d'Eric Jackson, dont je rappelle qu'elle précède les événements des derniers jours. Pour lui, ce qui caractérise les entreprises de la nouvelle génération, c'est qu'elles considèrent le mobile comme le premier lieu (voire le lieu exclusif) de leur épanouissement. Elles se conçoivent comme des applications, pas comme des sites web. Or, selon Jackson "Il n'y aura pas de web 3.0, parce que le web est mort." Pire, les entreprises des deux premières générations semblent incapables de s'adapter à ce nouveau paradigme. Ainsi, Facebook perd de l'argent dans le mobile, s'étant contenté de fournir des versions iPhone et iPad de son site Internet. Son modèle économique est fondé sur le web (avec d'ailleurs une baisse de revenu entre le dernier trimestre 2011 et le premier trimestre 2012), et Jackson ne voit aucune stratégie pour gagner de l'argent sur le mobile. Comment Facebook peut-il résoudre la question du passage à l'ère du Mobile ?
Et Jackson de citer un analyste qui explique que Facebook devra sans doute diviser ses services en différentes applications ou site HTML 5 : un pour la messagerie, une pour le fil d'actualité, une autre pour les photos, etc.
Cette fragmentation se fera sans doute au détriment de l'essence de Facebook. Et pour lui, le rachat récent d'Instagram par Facebook, entreprise symptomatique de la nouvelle génération, montre simplement la peur de l'entreprise d'être dépassé par un nouveau modèle. Et puis, considérant comme Facebook a traîné les pieds pour aller vers le mobile, Jackson prédit que ces changements prendront trop de temps... Car il faut aussi prendre en considération la vitesse des mutations. Et Jackson de citer Tim Cook, le nouveau PDG d'Apple, qui expliquait qu'en deux ans, l'entreprise avait vendu 67 millions d'IPad, or, il lui avait fallu 24 ans pour vendre le même nombre de Mac, 5 ans pour vendre le même nombre d'iPod et 3 ans pour vendre le même nombre d'iPhone. Et il est tout à fait possible que le rythme des mutations s'accélère encore dans les années à venir. Conclusion d'Eric Jackson : "les Google et les Facebook de demain n'existent pas encore aujourd'hui. Et d'ici là, bon nombre d'entreprises du web 1.0 et du web 2.0 auront été complètement rayées de la carte. La fortune viendra pour ceux qui sauront s'adapter et investir dans cet espace en pleine jachère. Ceux à qui appartiendra l'avenir sont ceux qui le créeront. Les monopoles du web n'ont pas la vie aussi dure que ceux d'antan."
Voilà pour ce post lu sur Forbes. Son intérêt à mon avis, en cette semaine d'introduction de Facebook en Bourse est de montrer que la chute de l'action est sans due en grande partie aux jeux de passe de Stanley Morgan, mais aussi à une faiblesse fondamentale de Facebook, qui elle, n'avait pas échappé aux observateurs avisés de l'économie numérique. Faiblesse, est déjà un dinosaure.

dangereux...(1)


Suède: des explosifs dans une centrale

AFP 21/06/2012 à 12:09

Des explosifs ont été découverts aujourd'hui sous un camion dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Ringhals au sud de la Suède, la plus grande du pays, a annoncé la police. Cette alerte a déclenché un renforcement de la sécurité dans les trois centrales nucléaires de Suède.

"Nous ne souhaitons pas révéler exactement le type et la quantité exacte d'explosif", a indiqué la police suédoise dans un communiqué.

L'explosif, de la taille d'un petit poing, a été découvert sous un camion, par un chien renifleur, alors que le véhicule se déplaçait dans l'enceinte sécurisée de la centrale.
Des spécialistes des explosifs ont fouillé la centrale mais aucun autre objet suspect n'a été découvert.

Le niveau de sécurité nucléaire relevé d'un cran

L'autorité de sûreté des radiations suédoise (SSM), en charge de la sécurité nucléaire, a indiqué que le niveau de sécurité nucléaire avait été relevé d'un cran à Ringhals, au deuxième niveau, par précaution et "jusqu'à ce que plus d'informations soient disponibles".

"Ringhals a également informé les autres centrales de cet incident, et elles ont également relevé leur niveau de sécurité", a indiqué le SSM dans un communiqué.
La centrale de Ringhals, située au sud de la Suède, est la plus importante centrale du pays avec quatre réacteurs. Elle produit environ 20% de l'électricité consommée dans le pays.

Ringhals est contrôlée à 70,4% par l'opérateur public suédois Vattenfall et à 29,6% par le groupe énergétique allemand EON. Le SSM avait placé Ringhals sous observation en 2009 après une série d'incidents depuis 2005 qui avaient suscité des interrogations sur la sécurité de l'installation.

L'autorité avait mis en garde contre des faiblesses du management et de la gouvernance, le manque de tracabilité des décisions internes et le non respect des instructions et des procédures.


dangereux ...(2)


Une cyber-attaque détectée contre les installations nucléaires iraniennes

le Jeudi 21 Juin 2012 à 21:11
Les installations nucléaires iraniennes ont essuyé "une attaque informatique massive", a annoncé aujourd'hui le ministre du Renseignement, deux jours après de nouvelles négociations infructueuses à Moscou avec les "Six".
Baptisé Flame, le virus a été détecté en Iran et au Moyen-Orient le mois dernier et le programme nucléaire iranien a été la cible du "vers" informatique Stuxnet en 2010, qui visait les centrifugeuses utilisée pour l'enrichissement d'uranium.